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Nom ancien: al´Caz / arcayne.
Habitants: alcainense, alcainero.
Population: en 1900, 1.089 hab. / en 1950, 713 hab. / en 1995, 50 hab.
Altitude: 651
mètres.
Le petit village d'Alcaine s'étend sur plusieurs crêtes rocheuses qui l'entourent et le protègent, entre la rive gauche de la Martín et la rive droite de la Radón, qui se déversent à ses pieds toutes deux dans le réservoir de Cueva Foradada . Cet emplacement, s'il lui cause aujourd'hui de nombreux problèmes en raison de l'isolement et des problèmes de communication, constituait auparavant un avantage de taille, en raison de la protection naturelle qu'il offrait au village, qui fût même promu au rang de seigneurie indépendante au Moyen-âge, appartenant à don Artal de Alagón (1272), bien qu'il passa peu de temps après (1293) sous le contrôle de la Couronne. Les Sesse, sous don Juan Galindez, recevront le domaine en 1333. A partir du XV ème siècle, le domaine d'Alcaine figure au patrimoine des Bardaxí, au même titre que les villages voisins d'Oliete et d'Obón. Les unions familiales contractées par cette famille rattacheront définitivement le village au patrimoine des Bermúdez de Castro (au XVIII ème ), puis à celui des Rebolledo de Palafox jusqu'au XIX ème .
Alcaine n'a jamais eu besoin d'ériger une muraille afin d'assurer sa protection, assurée de tous temps par le relief accidenté du terrain, ainsi que par quelques tours indépendantes, stratégiquement placées sur les crêtes rocheuses qui surplombent le village. Ce système de défense singulier (constitué en tout et pour tout de 11 tours indépendantes et d'un bastion, tous construits en pierres et en torchis), semble surgir tout droit des jours de l'occupation arabe pendant laquelle il a du servir amplement. Il ne reste aujourd'hui de cette ouvre, que quelques pièces à peine, ce qui rehausse leur intérêt historique, comme l'explique bien l'historien Cristóbal Guitart.
La mission défensive d'Alcaine est citée dans le "Chant du Cid" (XI ème siècle), dans les passages relatant les escarmouches du guerrier dans le "Val de la rivière Martín", où le lieu d'" al'Caz " désigne ce village.
Le tissu urbain est caractérisé avant tout par le terrain, dont les contraintes imposent un style bien particulier. Ceci explique pourquoi la plupart des édifices - dont certains sont encore en torchis - en devant suivre les pentes escarpées de la colline, ont du adopter un style particulier concernant l'aspect des escaliers permettant d'y pénétrer. En effet, celles construites en pente descendante disposent d'escaliers descendants - directement intégrés à la façade par une porte encastrée-, alors que les maisons situées sur une pente ascendante disposent quant à eux d'escaliers ascendants et construits directement sur la voie publique, en-dehors des façades, qui abritent elles les portes de chaque maison.
De même, ce dénivellement explique pourquoi certains édifices atteignent jusqu'à cinq étages, sans pour autant enlaidir le paysage urbain. Sa beauté et son caractère unique ont par ailleurs été conservés jusqu'à nos jours, probablement grâce à son isolement. De plus, il semble que le village ait d'ores et déjà atteint sa surface maximale, car si les parois rocheuses qui l'entourent offrent un panorama époustouflant, elles empêchent tout développement significatif.
L'axe principal du village passe par trois places. Il s'agit tout d'abord de la place de l'église au nord, où se trouve l' église de Santa María La Mayor (XVII ème -XVIII ème ), tout juste restaurée et dotée d'un clocher particulier de style mudéjar . La chapelle principale de l'église est coiffée d'une coupole elliptique, décorée de fresques religieuses baroques. Au centre se trouve une deuxième place rectangulaire ( San Agustín ), traversée par une rue à forte inclinaison. La troisième place - place Mayor del tenor Albero -, est celle abritant les principaux bâtiments du village, notamment la mairie - on remarquera les deux arcades -, une ancienne demeure en briques servant aujourd'hui d'auberge et de Centre de recherche de la faune du parc culturel de la rivière Martín.
Les axes principaux sont coupés par de petites ruelles, parmi lesquelles on remarquera la rue dite « calle de la Nevera », où se situe encore la Glacière du village. Les voies d'accès au village sont balisées de colonnes, et permettent d'admirer depuis plusieurs endroits de magnifiques p anoramas , notamment sur la plaine de la Martín, observable dans sa totalité depuis l'observatoire de San Ramón auquel on accède par un chemin en escalier, ou bien sur les gorges de la rivière Radón.
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